Les plantes exotiques envahissantes, dites plantes invasives, sont des plantes dont certaines populations peuvent acquérir un avantage compétitif dans un territoire nouveau et devenir localement dominantes dans des milieux spécifiques. Dans certains cas, ces plantes peuvent avoir des impacts négatifs sur la biodiversité locale et/ou le fonctionnement des écosystèmes, la santé, les activités économiques.

Vous avez repérez des plantes invasives sur le territoire? Signalez-le en cliquant ici.

CHANTIER BENEVOLE CCPEVA

Le 3 juillet 2019, arrachage de plantes invasives sur le sentier des bords de Dranse.

Renseignements et inscriptions : anais.mas@cc-peva.fr

AUTRES CHANTIERS BENEVOLES D'ARRACHAGE

La renouée du Japon fait partie de ces plantes invasives très présentent sur nos rives. Des chantiers bénévoles d’arrachage sont organisés par l’Association de Sauvegarde du Léman (ASL) et la ville de Publier :
- 06 juillet 2019
- 03 août 2019
- 07 septembre 2019
- 05 octobre 2019

Venez découvrir cette plante exotique invasive et agissez pour l'environnement en luttant contre son expansion.
Le rendez-vous est prévu à 10h chaque premier samedi du mois au poste de secours de la plage municipale d'Amphion-Publier.

En savoir+

Quelques plantes invasives présentes sur le territoire

Plus de détails sur le site Internet Code de conduite plantes envahissantes.

Berce du Caucase

Originaire de la région du Caucase (Géorgie, Russie), la berce du Caucase a été introduite en Europe au cours du XIXème siècle, période pendant laquelle plusieurs jardins botaniques font mention d'une grande ombellifère.

Impacts négatifs

Impacts sur la santé humaine : la sève de la berce du Caucase contient des composés photosensibles provoquant des brûlures importantes lorsqu'elle entre en contact avec une peau humide et insolée. Les symptômes apparaissent quelques jours après contact.

Impacts économiques : quelques cas d'envahissement de terres agricoles sont cités. Des cas d'intoxication de bétail (ainsi que d'animaux domestiques) sont ponctuellement recensés.

Impacts sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes : il est observé une diminution de la richesse et de la diversité spécifiques dans les milieux envahis. La croissance rapide de la berce du Caucase, associée à ses larges feuilles, réduit la pénétration de la lumière dans les strates inférieures herbacées qui tendent à s'appauvrir.

 

Balsamine de l'Himalaya

Originaire de l'Himalaya, ses graines ont été expédiées d'Asie au Jardin botanique de Kew à Londres en 1839. On retrouve la plante au Jardin des plantes de Paris en 1842 et au Jardin des plantes de Montpellier en 1873. Elle s'est progressivement naturalisée en Europe au XIXème siècle, puis fortement propagée au XXème siècle.

IMPACTS NÉGATIFS

Impacts sur la biodiversité locale et le fonctionnement des écosystèmes : sa présence dans le milieu tend à réduire la diversité floristique de celui-ci. Sa croissance rapide ombrage les plantes déjà présentes qui perdent alors en vigueur. Par ailleurs, en raison de sa production importante de nectar, la balsamine est très compétitive pour l'attraction des pollinisateurs au détriment des autres plantes.

Impacts sociaux et sociétaux : à proximité des cours d'eau, la balsamine peut gêner l'écoulement de l'eau, notamment lors des crues, et rendre difficile l'accès aux berges par les usagers.

 

Renouée du Japon

Originaire d'Asie orientale, la renouée du Japon est introduite en Europe en 1825 en raison de ses qualités ornementales, fourragères et mellifères. Grâce à sa floraison remarquable, elle remporte en 1847 la médaille d'or de la Société d'agriculture et d'horticulture d'Utrecht comme plante la plus intéressante de l'année. Elle s'est ensuite rapidement répandue au cours du XXème siècle.

Impacts sur la biodiversité locale : avec une croissance très rapide en début de saison et une taille importante, la Rénouée du Japon freine l'émergence des autres espèces. La diversité des milieux s'en trouve diminuée et les habitats naturels perturbés. Dans les habitats envahis, on dénombre moins d'invertébrés, ce qui tend à impacter les maillons supérieurs de la chaîne alimentaire : amphibiens, reptiles, mammifères et oiseaux.

Impacts économiques : des peuplements denses en bordures de cours d'eau et des tiges mortes emportées par l'eau peuvent empêcher l'écoulement normal et ainsi aggraver les inondations durant les périodes de crue.

Solidage géant

Originaire d'Amérique du Nord, la plante est introduite en 1758 au jardin botanique de Londres, puis se diffuse en Europe pour ses qualités ornementales. On l'observe dans la nature au cours du XIXème siècle. Son expansion dans les milieux intervient après une phase de latence de 100 ans.

Impacts sur la biodiversité locale : les peuplements denses de solidages conduisent à une diminution de la diversité des espèces indigènes dans les milieux naturels.

Impacts économiques : le solidage est un hôte alternatif de certains insectes vecteurs d'agents pathogènes des cultures. De plus, des résidus de solidage peuvent réduire la germination de certaines cultures (blé, orge...) ; sa présence entraîne alors des coûts supplémentaires de lutte pour l'agriculteur.

Ambroisie

Originaire d'Amérique du Nord, des graines ont été introduites accidentellement en 1863 dans l'Allier, dans un lot de graines de fourrage. Son expansion massive va de pair avec les grands chantiers d'aménagement routier et les modifications des exploitations agricoles vers 1950. Durant la seconde moitié du XXème siècle, l'ambroisie s'est largement répandue en Europe.

Impacts économiques : l'ambroisie est une mauvaise herbe des cultures agricoles, entraînant des coûts de désherbage et des réductions de rendement. Elle est particulièrement problématique pour les cultures de tournesol, également de la famille des astéracées, du fait de l'absence d'herbicides sélectifs.
La présence de l'ambroisie dans les prairies réduit également la qualité des fourrages.

Impacts sur la santé humaine : l'importante production de pollen par l'ambroisie est à l'origine de très nombreux cas d'allergies chez l'homme (elle serait notamment la première cause d'allergies polliniques aux Etats-Unis). En contact avec la peau, la plante est aussi à l'origine de dermatites.

Buddléia de David (arbre aux papillons)

Découvert au Tibet oriental en 1869 par le Père Armand David, un missionnaire français, le buddléia est introduit en Europe en 1890 et rapidement cultivé à des fins ornementales dans les pépinières.


Impacts sur la biodiversité locale : peu exigeant et à croissance rapide, le buddléia est une espèce compétitive pour la colonisation de nouveaux milieux.
Dans la réserve naturelle du Delta de la Dranse, la plante entre en concurrence avec une espèce commune, l'argousier. Sa présence sur les bords du lac de Saint-Disdille entraîne une gêne pour la nidification du Martin pêcheur. Dans certains cas, la diminution constatée de certaines populations n'est pas directement due à la compétition directe avec le buddléia : dans les réserves naturelles du Delta de la Dranse et du Bout du lac d'Annecy, le buddléia prend la place des saules car ceux-ci sont consommés par les castors tandis que les buddléias ne le sont pas.

Impacts économiques : son développement aux abords des voies ferrées génère des coûts importants d'entretien.