En 2012, les élus du pays d’Evian - vallée d'Abondance ont souhaité dresser un inventaire complet de la biodiversité du territoire, évaluer son impact et ses enjeux. Ce diagnostic d’ensemble permet de mieux cibler les actions à prévoir. Le projet de plan d'actions, qui s'étale sur 15 ans, a été validé par les élus lors du conseil du 20 janvier 2014.

Plusieurs intervenants ont participé à ce grand inventaire : LPO, FRAPNA, ASTERS, la CORA Faune Sauvage et la Fédération des Chasseurs.

L’étude s'est déroulée en deux phases. Un diagnostic complet a été réalisé en 2012 afin d’évaluer la richesse actuelle de la biodiversité et suivre son évolution dans le temps. Les différents habitats naturels ont été identifiés et cartographiés. Le diagnostic comporte également une approche plus fine sur les trois types de milieux : boisements, prairies agricoles et zones humides. Si l’accent est mis sur l’impluvium de l’eau minérale, zone classée par convention internationale RAMSAR, dont la préservation constitue un enjeu local majeur, c’est bien l’ensemble du territoire, couvrant une surface de 144 km², qui a été analysé.

Cette étude a démontré que malgré son cadre spécifique et les mesures de protection liées à la présence de zones humides remarquables et de l'impluvium des eaux minérales, la biodiversité du pays d'Evian - vallée d'Abondance se révèle relativement moyenne, voire assez faible pour certaines espèces et milieux naturels. Les milieux ont tendance à s'homogénéiser, ce qui appauvrit la biodiversité. Mais cette tendance peut être inversée si les mesures sont prises à temps. C'est l'objet de cette étude.

Ce diagnostic a permis d’élaborer un plan d’actions ciblées, déclinées aux différents milieux et espèces d’intérêt identifiés. Comment sauvegarder ou restaurer cette biodiversité ? Comment valoriser ce patrimoine naturel auprès du public ? Le programme d’actions a été proposé aux élus du pays d'Evian - vallée d'Abondance et validé lors du conseil du 20 janvier 2014.

L'étude, dont le coût était de 174 800 €, a été financée par la communauté de communes (20%), , l’APIEME (20%), l’Agence de l’Eau (40%), le Conseil Général (17%) et la région Rhône-Alpes.