Le SCoT (schéma de cohérence territoriale)

Elaborer un SCoT, ou Schéma de Cohérence Territorial, c’est décider d’organiser son territoire de façon harmonieuse autour de thèmes aussi différents que l’environnement, l’habitat, la mobilité ou la vie économique... C’est un document de planification globale, à l’échelle d’un bassin de vie, conçu sur fond de développement durable et dans une perspective à long terme de 15 à 20 ans (même s’il doit faire l’objet d’une réévaluation tous les 10 ans).

Il sert de cadre de référence pour toutes les politiques menées en matière d’habitat, de déplacements, de commerces, d’environnement et plus généralement en terme d’organisation de l’espace. Il doit également assurer la cohérence de toutes ces politiques et des documents d’urbanisme des communes (PLU).

L’objectif est d’inscrire le développement du territoire dans une démarche durable, permettant de satisfaire les besoins des populations actuelles sans compromettre ceux des populations futures.

Le document du SCoT est élaboré par le SIAC (Syndicat intercommunal du Chablais, qui regroupe 62 communes). 

Le SCoT du Chablais adopté le 23 février 2012, en révision depuis 2015

Suite à son approbation le 23 février 2012, le SCoT du Chablais a été mis en révision le 5 novembre 2015, en vue d'approfondir et d'adapter les orientations stratégiques du territoire et prendre en compte les évolutions réglementaires.
Cette révision a pour objectif de répondre à plusieurs enjeux:

  • Politique, pour une adaptation et une évolution du SCoT au vu de l'expérience de sa mise en oeuvre et de l'évolution du territoire ;
  • De développement durable et de croissance organisée du territoire compte tenu d'une démographie dynamique ;
  • Réglementaire, pour intégrer les dispositions des différentes lois et obligations légales.

Parallèlement à la validation des orientations du futur SCoT, l'analyse des résultats de l'application du SCoT en vigueur (depuis 2012) a été présentée aux élus le 13 décembre 2016. Actée à l'unanimité, celle-ci constitue un point d'étape important permettant d'enrichir le travail de révision.

Pour plus d'informations et consulter le document du SCoT, contacter le SIAC,
Square Voltaire, 2 Rue des Allobroges - BP 33
74201 Thonon cedex
Tél. 04 50 04 24 24
Fax. 04 50 04 65 30
www.siac-chablais.fr

La mobilité : un enjeu de développement

Des relations qu’entretient le Chablais avec la Suisse (Valais, Vaud, Genève et dans une moindre mesure Fribourg), il en découle la nécessité de prendre en compte une liaison sud lémanique de type multimodal Genève - Valais.

Sur le plan routier, sont inscrits au Scot les projets de voie rapide Machilly-Thonon et le fuseau routier Thonon-Saint-Gingoph.
En ce qui concerne les déplacements en site propre, la réalisation du projet CEVA (Cornavin Eaux-Vives-Annemasse) va permettre d’ouvrir le Chablais vers des destinations internationales, tant aérienne que ferroviaire, sans rupture de charge d’un bout à l’autre de la rive sud du lac Léman.
Le SCoT préconise d’assurer la continuité de la ligne de chemin de fer partant  d’Annemasse-Genève pour rejoindre Aigle et Saint-Maurice avec la remise en service du tronçon Evian-Saint-Gingolph (ligne du Tonkin).  L’ensemble de cette liaison prendrait de fait un caractère de desserte interurbaine à la fois vers l’Est et l’Ouest du lac Léman.

Le transport lacustre est le troisième volet qui complète les moyens de déplacement dont dispose le Chablais. Utilisé essentiellement aujourd’hui entre Evian, Thonon et Lausanne, son extension vers le haut lac permettrait de desservir Montreux et Vevey. Au-delà de l’aspect touristique, il convient d’assurer les relations domicile-travail.

La réouverture de la ligne ferroviaire d’Evian à Saint-Gingolph

Le besoin de désenclavement et la perspective de l’arrivée du futur RER franco-valdo-genevois ont joué un rôle de catalyseur pour le projet de réouverture de la ligne ferroviaire d’Evian à Saint Gingolph.
Afin de permettre aux décideurs politiques de prendre une décision de principe quant à l'avenir envisageable de la ligne ferroviaire neutralisée (aucun train n'y circule) du Sud Léman, une étude a été lancée en septembre 2009 par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais (SIAC), côté français et Chablais Région - Organisme Intercantonal de Développement du Chablais (OIDC), côté suisse.

Les résultats de l’étude ont démontré qu’une réouverture commerciale était envisageable et pourrait s’avérer rentable selon le scénario choisi : prolongement des services ferroviaires valaisans de Saint-Gingolph à Evian-les-Bains. En effet, ce choix prévoit des investissements réduits au minimum, tout en offrant dès la mise en service un niveau de confort et de rapidité commerciale de très haut niveau.

4 nouvelles gares seraient créées

Evian-Est et Maxilly-Petite Rive, reliées au réseau de bus urbain ; Lugrin en-dessous du Chef-lieu et Meillerie (à l'emplacement de l'ancienne gare).

Estimations

La fréquentation potentielle a été estimée à 1'200 voyages quotidiens en jour ouvrable scolaire (dont 80% de déplacements domicile - étude) et déplacements pour les motifs loisirs et achats.
15 allers-retours par jour en semaine et 10 en fin de semaine sont envisagés avec une correspondance en gare d’Evian pour services TER ou RER franco-valdo-genevois.

La réouverture nécessitera la recherche de financements nécessaires aux travaux d’infrastructure et d’aménagement ferroviaire actuellement estimés à 124 millions d’euros hors taxes. L’exploitation serait assurée avec le matériel roulant suisse existant, ne nécessitant pas d’acquisition de nouveau matériel.